HONNEUR AUX BUTEURS

Pour parler des matches Uruguay-Costa Rica et Côte d’Ivoire-Japon, petit zoom sur deux buts dont on se risque de se souvenir au moment des bilans de la Copa.

Uruguay-Costa Rica, le missile de Campbell conclut un mouvement aérien

A la fin de la première mi-temps, on se dit que ce match sent le massacre. D’un côté, des Uruguayens sans imagination marquent sur un penalty anecdotique tant la faute du défenseur costaricien semblait évitable. De l’autre, l’équipe d’Amérique centrale montrait des intentions sans pour autant paraître capable de prendre à défaut une défense pourtant bien empruntée.

Il ne faut pourtant jamais perdre espoir, le retour des vestiaires a donné lieu à un retournement de situation aussi étonnant qu’impressionnant tant les Uruguayens ont semblé submergé par les vagues des hommes de José Luis Pinto.  Le sélectionneur colombien du Costa-Rica qui a eu le mérite de ses idées. A la 83e minute alors que son équipe mène  2-1 et reste sous la menace de l’Uruguay, il maintient l’équilibre de son équipe en faisant le choix de faire rentrer  un attaquant, Marco Urena,  à la place d’un milieu offensif Yeltsin Tejeda, plutôt que de « bétonner » en défense. Une tactique qui se révèle payante puisque Urena parvient à marquer dès son entrée en jeu scellant ainsi la victoire des joueurs d’Amérique centrale.

Mais revenons en arrière, jusqu’à cette 54e où on a vu le match commencé à basculer. Une action sur le côté droit de l’attaque costaricienne avec un jeu en triangle entre trois joueurs. La balle finit au coin de corner où un joueur parvient à maintenir le ballon en jeu via un long centre qui lobe deux défenseurs et un attaquant costaricien.Le ballon finit par rebondir devant Joel Campbell qui oriente le ballon de la poitrine pour se mettre face au but et ajuster Mustera le gardien uruguayen d’une frappe pied gauche que ne peut dévier Maxi Perreira qui tente de se jeter pour contrer le ballon. La frappe puissante et flottante finit au fond des filets à quelques centimètres du gardien pour qui les choses sont allées trop vite.

Une action qui résume la capacité des costariciens à produire du jeu, avec des qualités dans tous les domaines du jeu, jeu court/jeu long, frappes de balle lointaine, vitesse d’exécution. Un constat qui contraste avec des Uruguayens qui ont semblé baser leur jeu sur l’attente des fautes de leurs adversaires, et les exploiter par des contres, coups de pieds arrêtés ou des exploits individuels.

Keisuke Honda, un but de haute précision 

Honneur aux buteurs, honneur aux vaincus. Le Japon a perdu le match des outsiders dans un groupe C ouvert entre le Japon, la Côte d’Ivoire, la Colombie et la Grèce. La défaite du Japon (2-1), semblait pourtant difficile à prévoir à l’issue de la première mi-temps, tant l’équipe Ivoirienne semblait aussi brouillonne que le Japon efficace. Le but de Honda est le symbole de la finesse technique et de l’esprit joueur d’une équipe nippone qui tente régulièrement des combinaisons qui sentent le travail à l’entraînement.

Sur le but de Honda (16e minute), tout part d’une combinaison sur le côté gauche de l’attaque japonaise , au niveau de la surface de réparation ivoirienne. Profitant de l’absence de hors-de-jeu sur les remises en jeu à la main, Shinji Kagawa se colle à la ligne de sortie de but. Servi par Nagatomo, il remet la balle immédiatement à son coéquipier avant que le défenseur ivoirien n’ait pu intervenir.

Nagatomo revient en arrière et sert Honda d’une passe latérale, le meneur de jeu japonais placé au 16 mètres sur la gauche a suivi le mouvement de son coéquipier et lorsqu’il reçoit le ballon se joue de Yaya Touré d’un contrôle orienté pied droit qui lui permet d’avancer de deux pas et d’armer une frappe pied gauche qui vient se loger dans la lucarne droite du but de Boubacar Barry  le gardien ivoirien.

Un but magnifique qui n’a pourtant pas suffi. Les Japonais dont la qualité de jeu a progressivement décliné au cours du match ont tenu jusqu’à la 64e minute. La faute à Didier Drogba, entré en jeu à la 63e minute et qui tel un personnage de dessin animé a semblé tétaniser par sa seule présence la défense japonaise qui avait tenu le choc jusqu’alors. En l’espace de deux minutes l’équipe du Japon a pris deux buts de la tête quasi identiques de Bony (64e) et Gervinho (66e), à chaque fois sur des centres venus de la droite par l’intermédiaire de Serge Aurier.

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