Dernière journée du groupe C – Résumé des deux matchs (Colombie – Japon & Grèce – Côte d’Ivoire)

Pour cette dernière journée, les matches du groupe C voyaient s’opposer la Colombie et le Japon d’un côté, la Côte d’Ivoire et la Grèce de l’autre. Les enjeux étaient limités, la Colombie ayant déjà validé son ticket pour les 8e de finales, la seule question était de savoir qui de la Grèce, du Japon ou de la Côte d’Ivoire accompagnerait les Sud-Américains. Au début des deux rencontres, avantage pour la Côte d’Ivoire qui possédait deux points d’avance sur ses poursuivants et n’avait besoin que d’un match nul pour se qualifier.

PREMIÈRE MI-TEMPS

0′ – 15′

En ce début de rencontre, le match est plus rythmé du côté de la Colombie et du Japon, chacune des deux équipes essayant de poser son jeu, la Colombie par des contres et le Japon en essayant de construire des attaques faites de passes et de débordements sur les ailes. Si la Colombie parvient à récupérer quelques ballons et tentent des attaques rapides, ce sont les Japonais qui prennent progressivement l’ascendant face à un équipe de Colombie partiellement remaniée afin de faire jouer certains remplaçants et éviter d’éventuelles suspensions.

Du côté de Grèce – Côte d’Ivoire, le match démarre plus lentement malgré des centres de part et d’autres qui mettent à contribution les deux gardiens. Le milieu de terrain grec Kone se blesse, remplacé par Samaris dès la 12e minute.

Ambiance : On finit de s’installer, les joueurs aussi

Suspense : Une surprise? Je pense pas… après on sait jamais

15′ – 30′

Le problème quand on joue une équipe de contre, c’est que le moment où ils sont le plus le dangereux, c’est quand l’équipe adverse domine et monopolise le ballon. Les Japonais l’ont appris à leur dépens à la 16e minute lorsque Konno tacle irrégulièrement Ramos à l’entrée de la surface provoquant un penalty pour les Colombiens. Le défenseur japonais dont le retour n’était pas suffisamment pour stopper la contre-attaque colombienne. Un penalty transformé par Cuadrado qui prend à contre-pied le gardien japonais d’un tir légèrement sur la gauche du but japonais.

Des Japonais qui repartent rapidement à l’attaque avec notamment cette frappe de Kagawa à la 24e minute difficilement sortie par Ospina qui sort le ballon en corner.

Coté grec, nouvelle blessure, cette fois-ci du gardien Karnezis, ce qui provoque un long arrêt de jeu. Le gardien grec sera finalement remplacé à la 24e minute par Glykos.

Ambiance : Colombia Strikes Back / Regarde les Grecs Tomber

Suspense : Déjà deux changements, les Grecs vont-ils finir le match à 11 ?

 

30′ – 45′

Les choses devaient finir par se décanter. La preuve à la 33e minute lorsque Cholévas place une frappe à 20 mètres du but côté droit. Une frappe qui heurte la transversale du but ivoirien, avant que Samaras, qui tentait de récupérer la balle aux 20 mètres, ne soit victime d’une faute. Sur le coup-franc qui suit, la frappe à ras-de-terre de Karagounis est captée par Boubacar Barry. Cette belle séquence grecque qui fait suite à une contre-attaque rapide sonne comme un avertissement pour les Ivoiriens qui pensaient peut-être pouvoir gérer tranquillement le match en contrôlant leurs adversaires.

Un avertissement qui sera finalement suivi d’un coup de tonnerre à la 42e minute lorsque Samaris profite d’une passe manquée de Tioté à 30 mètres de ses buts, le joueur grec qui combine avec Samaras puis ajuste le gardien ivoirien d’une frappe de l’intérieur du pied droit.

Coté japonais, on s’acharne, des attaques qui se suivent mais ne semblent pas mettre en danger une équipe colombienne bien organisée. Mais l’obstination peut parfois se voir récompenser. Dans les arrêts de jeu, sur un centre un peu plus appliqué de Honda, Okazaki parvient à placer sa tête au premier poteau et marquer, le ballon trouvant son chemin entre le poteau gauche et le gardien Ospina qui ne parvient pas à détourner le ballon.

Ambiance : Rien ne va plus !

Suspense : Tout le monde peut se qualifier, ça va être tendu jusqu’à la fin !

 

DEUXIÈME MI-TEMPS

 

45′ – 60′

Du côté colombien, la deuxième mi-temps commence par deux changements, avec l’entrée de James Rodriguez et Carbonero à la place de Cuadrado et Quintero. Des Colombiens, plus tranchants en ce début de seconde mi-temps et finissent par trouver l’ouverture à la 55e minute par Jackson Martinez, d’une frappe croisée du gauche qui vient finir dans le petit filet gauche du but japonais. L’attaquant colombien qui a bénéficié du décalage de James Rodriguez au cœur de la surface japonaise. James qui lui délivre ainsi la passe décisive d’un but qui permet aux Colombiens de reprendre l’avantage.

A Fortaleza, les Ivoiriens ne semblent pas dans de meilleurs dispositions au retour des vestiaires puisque ce sont les Grecs qui parviennent à se montrer dangereux par l’intermédiaire de Christodoulopoulos (46e) et Salpingidis (58e) qui voit sa frappe sortie par Barry en corner. Malgré une frappe de Tioté (49e) sans réel danger pour Glykos, les Ivoiriens ont du mal à mettre en danger la défense grecque.

Ambiance : Don’t mess with James…

Suspense : C’est fini pour le Japon, pour les autres tous les espoirs restent permis

60′ – 75′

De pire en pire pour les Ivoiriens, qui se ruent à l’attaque pour revenir au score, mais subissent des contres de plus en plus tranchants des Grecs. Une impuissance qui se traduit par des fautes de plus en plus flagrantes pour empêcher les actions grecques d’aller au bout. Kalou (62e) et Serey Die (70e) reçoivent des cartons jaunes de Carlos Vera, l’arbitre de la rencontre, pour des fautes aux abords de la surface ivoirienne, alors que les grecs allaient au but. Des Grecs qui toucheront une nouvelle fois la barre transversale par Karagounis à la 68e minute sur une frappe à 25 mètres, Barry encore une fois battu.
Les Japonais continuent de se ruer à l’attaque en espérant revenir une nouvelle fois au score. L’action la plus dangereuse arrive sur coup-franc à la 64e minute. La frappe d’Honda partie des 30m prend une trajectoire sinueuse mais Ospina, le gardien colombien parvient à sortir le ballon.

On revient à Fortaleza, où les Ivoiriens parviennent enfin à trouver le chemin du but à la 74e grâce à Wilfried Bony entré en jeu à la 61e minute à la place de Tioté. L’attaquant ivoirien marque de l’intérieur du pied sur une remise en retrait dans la surface signée Gervinho. Les Ivoiriens sont de nouveau qualifiés.

Ambiance : Les Ivoiriens reviennent d’outre-tombe !

Suspense : 50/50 à Fortaleza

75′ – 90′

A Cuiaba, la Colombie déroule son jeu, des contres assassins qui finissent d’achever une équipe japonaise qui aura eu le mérite de jouer jusqu’au bout. Avec à chaque fois James Rodriguez en maître artificier.

C’est d’abord lui qui, à la 82e minute, lance dans la profondeur Jackson Martinez, qui s’offre un doublé. Après avoir éliminé Uchida, grâce à une feinte et un crochet, il place une frappe enveloppée du gauche qui finit au fond des filets après avoir rasé le poteau droit.

On retrouve James à la 90e minute qui reçoit un ballon dans la profondeur, sur la gauche de la surface, il dribble Yoshida puis lobe le gardien japonais d’une balle piquée qui finit au fond des filets. 4-1, la messe est dite et les Colombiens prêts pour les 8e où ils affronteront l’Uruguay.

Le suspense reste à son paroxysme du côté de Fortaleza, tant les Ivoiriens semblent à la merci d’une ultime banderille grecque. Torosidis (80e) puis Salpingidis (87e) créent la panique dans la défense ivoirienne qui compte les minutes à défaut de pouvoir le pied sur le ballon. Mais le coup de grâce se prépare, le dénouement dans la règle de l’art. A la 91e minute, action grecque côté gauche un centre vers Samaras qui au moment d’armer sa frappe voit son pied gauche buter sur la jambe de Sio placé juste derrière lui. L’attaquant grec trébuche, l’arbitre lui n’hésite pas et siffle penalty. Reste l’interprétation du geste de Sio : intentionnel? accidentel? Le débat n’est pas un luxe disponible sur le terrain. Samaras exécute lui-même la sentence et fait basculer l’histoire en faveur des Grecs qui pourront, contrairement à leurs adversaires, disputer leur premier 8e de finale dans un match improbable et inédit face au Costa-Rica.

Ambiance : Money Time !

Suspense : Il fallait rester jusqu’à la fin.

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