LES CHOSES SÉRIEUSES COMMENCENT…

Après trois semaines de compétition, nous voici arriver au moment où les « grandes équipes » se retrouvent entre elles prêt à en découdre pour le titre suprême, le Graal , la Copa. Petit passage en revue des équipes qu’il reste à ce stade de la compétition.

Les grands favoris

Le BRÉSIL

 

Le Brésil… le constat avant son match contre le Chili, c’était qu’on attendait le « Grand Brésil », le Brésil capable de battre n’importe quel équipe, cette espèce d’équipe mythique qui vient mettre tout le monde d’accord au moment opportun. Mais le monstre n’est pas encore sorti de son antre et les adversaires peuvent encore voir venir.

Malgré ces faiblesses, le Brésil continue de passer. Mais pour combien de temps ? La pression qui pèse sur la sélection du pays organisateur ne risque-t-elle pas de l’écraser ? Ce qui est certain ce que le Brésil devra battre les meilleurs équipes, à commencer par la Colombie qui est l’une des équipes les plus séduisantes de ce début de Mondial.

Le problème du Brésil, est qu’il ne parvient pas à donner suffisamment de sécurité sur le plan défensif pour pouvoir être réellement menaçant. La composition de l’équipe brésilienne ne semble pas permettre d’apporter le surnombre et d’être capable de créer suffisamment d’opportunités pour marquer plusieurs fois contre des adversaires bien organisés. On l’a vu contre le Chili, le niveau de l’équipe brésilienne et son animation offensive a été trop dépendante de Neymar, qui a disparu après une heure de jeu. Même si Hulk a pris une place plus importante dans le jeu brésilien, il manque une dynamique collective qui fait de chaque joueur offensif, une menace pour les défenses adverses.

Pourtant, si le Brésil a eu de la réussite, il a toujours semblé supérieur à ses adversaires, et la progression de la Seleçao ne semble pas volé. Les matches qui suivent s’annocent comme des tests chaque fois plu difficiles et qui permettront de prouver la valeur, d’une équipe sacrée championne du monde bien avant le début de la compétition.

 

Les PAYS-BAS

 

Il fallait choisir, pour cette partie de tableau(Pays-Bas/Costa-Rica/Argentine/Belgique) , l’équipe qui semblait la plus à même d’aller en finale. L’équipe des Pays-Bas semble la plus sure de son jeu, un bon équilibre collectif, des joueurs offensifs capables de marquer dans n’importe quelle position… Pourtant, on l’a vu face au Mexique, les Pays-Bas ont connu des difficultés à faire la décision, certes face à Monsieur Memo Ochoa, l’un des meilleurs gardiens de ce mondial. Ces difficultés traduisent l’adversité croissante à laquelle fait face  l’équipe des Pays-Bas, contre à des équipes qui attendent désormais les Oranjes, perçus comme des favoris depuis qu’ils ont scalpés le tenant du titre espagnol d’un magistral 5-1.

Mais les Pays-Bas ont pour eux, d’avoir le quart de final le plus facile face au Costa-Rica, ce qui peut leur permettre de gagner en assurance et de procéder à des réglages en vue du dernier carré.

 

L’ALLEMAGNE

 

L’Allemagne semble naturellement un favori parce qu’elle parvient systématiquement à atteindre ce stade de la compétition depuis une cinquantaine d’années. Et les Allemands ont lors des deux dernières coupes du Monde terminé à la troisième place, à chaque fois battu en demi-finale par le futur vainqueur (Italie en 2006 et Espagne en 2010).

L’Allemagne qui a montré toutes les difficultés du monde pour venir à bout de l’Algérie de ce qui avait été annoncé comme une promenade pour le rouleau compresseur allemand. Une Allemagne qui a l’instar du Brésil (les deux équipes pourraient se rencontrer en demi-finale) est dans une partie de tableau compliqué avec un match contre la France en quarts, qui ressemble comme celui face à l’Algérie à un match piège.

La seule chose qui peut rassurer l’Allemagne, c’est la stabilité de son collectif, ce qui lui permet de s’appuyer sur des certitudes lorsque se profilent des moments difficiles. Et en l’absence de l’Espagne, l’Allemagne est le représentant européen qui peut se targuer de développer le meilleur jeu collectif et de pouvoir ainsi sublimer les talents individuels qui la composent. Reste que comme le Brésil, le monument semble en péril et qu’il faudra élever le niveau pour atteindre enfin la Coupe.

 

Les outsiders

 

L’ARGENTINE

Il y a plusieurs scénarios de finales de rêve (ou potentiellement cauchemardesque) qui inclus l’Argentine. Brésil-Argentine, Allemagne-Argentine… Et l’idée de voir Lionel Messi marcher dans les pas de Maradona semble être un fantasme qui anime nombre d’amateurs du ballon rond.

Pourtant, nous ne plaçons par l’Argentine dans les favoris. Et pour cause, son match face à la Suisse n’a pas été de nature à rassurer sur la capacité de l’Argentine à faire trembler les plus grandes équipes. Au contraire, elle continue à s’en remettre aux traits de génie d’un de ces fantastiques attaquants : Messi en poule, et Di Maria (sur une passe de Messi) en huitièmes. Peut-être sommes nous trop exigeants avec les Argentins ?

Toujours est-il que leur match face à la Belgique va servir de juge de paix, une équipe qui sur le papier semble capable de lutter à armes égales avec l’Argentine et qui contrairement à la Suisse pourra aller faire trembler une défense argentine qui n’a jamais cessé de donner des signes de fragilités. Après pour gagner un match de foot, on peut prendre moins de buts que son adversaire, ou en mettre plus…

 

La FRANCE

 

Fin de l’opération séduction. Quatre ans après le marasme sud-africain, l’équipe de France semble lavée de ses pêchés et pourrait de nouveau recevoir un soutien populaire enthousiaste.

Sinon question football, la France semble être une équipe à surveiller, même si elle va devoir s’accrocher pour les tours à venir car elle pourrait jouer à la suite les trois principaux favoris de l’épreuve, pas certains que les Bleus en sortent intacts. Face au Nigeria, la baisse de forme de Benzema a pu être compensé l’apport de joueurs comme Pogba ou Griezmann, entré en cours de jeu. Le numéro 10 sera-t-il de retour en meilleure forme face à l’Allemagne ?

La question est de savoir, si le collectif français est réellement capable de tenir le choc, notamment au milieu de terrain, face à des équipes mieux organisés. De même la défense centrale, relativement jeune, n’a pas encore affronté de grandes lignes attaques et restent donc sur des certitudes assez virtuelles.

Toujours est-il que la France est dans une position où elle n’a rien à perdre, position avantageuse face à des adversaires comme le Brésil et Allemagne qui eux, pour des raisons différentes sont dans l’impératif de gagner des titres.

 

 

Les jeunes loups

 

La BELGIQUE

 

La Belgique approche du moment de vérité. Un effectif pléthorique, des talents dans tous les coins, autant dire que les Belges ont déjà gagné le titre de meilleur espoir. Mais aujourd’hui, les Diables Rouges veulent plus, et peut-être même égaler la troisième place de 1986. Au-dessus c’est du rêve.
Des Belges qui ont eu toutes les peines à se défaire d’une équipe étasunienne accrocheuse avec un grand gardien suppléé par une défense de choc, et des joueurs à trois à quatre poumons capables de multiplier les efforts pendant deux heures.

Comment les Belges sont sortis de ce match ? Et auront-ils les moyens de développer le même niveau de jeu ? La seule bonne nouvelle est que leur adversaire à lui aussi dû passer par les prolongations pour venir à bout de la Suisse. Autrement dit, les Belges n’ont pas de complexes à avoir et sont peut-être en position de réaliser un premier exploit retentissant, après une première partie de Coupe du Monde en dessous des attentes sur le plan du jeu et de l’efficacité offensive.

En cas de victoire, les Belges pourraient retrouver les Pays-Bas, dans un derby bouillant, disputé à plusieurs milliers de kilomètres de distance du Benelux. Ce serait d’un chic !

 

La COLOMBIE

 

James Rodriguez – JG Cuadrado, une paire d’attaquants qui a donné le tournis à tous les adversaires rencontrés par les Colombiens. Et face à un Brésil hésitant en défense, il est évident que l’arme(ada) pourrait être fatale.

L’enthousiasme de la Colombie n’a pourtant triomphé que face à des adversaires peu dangereux. C’est peut-être ce qui risque de changer face au Brésil, qui malgré ses difficultés, semble à même de contenir les fulgurances de la ligne d’attaque colombienne. Reste que les Colombiens, en position d’outsiders pourraient profiter de cette situation pour jouer libérés et continuant à produire un jeu vif, tout en technique et en vitesse. En témoigne les deux buts inscrits par James Rodriguez face à l’Uruguay.

 

L’invité surprise

 

Le COSTA-RICA

 

Il en fallait un…Et ce fut le Costa-Rica. Le petit invité à la table des grands. Espérons pour le Costa-Rica que l’aventure ne se terminera pas par une déroute. Après un premier tour épatant, les coéquipiers de Brian Ruiz ont fait preuve de naïveté face à la Grèce. Menant 1-0, ils ont vu un de leurs joueurs (Duarte) expulsé, et ont fini le match à dix permettant aux Grecs de revenir au score.

Si les Costariciens ont finalement remporter leur 8e de finale aux tirs aux buts, il est possible que ce type d’erreur coûte plus cher face à un adversaire du calibre des Pays-Bas. Une équipe néerlandaise qui elle n’a pas eu à joué de prolongations et pourra donc compter sur une équipe plus fraîche physiquement. Un détail qui pourrait avoir son importance après trois semaines de compétitions.

Reste que le Costa-Rica peut s’appuyer sur un jeu de contre rapide qui peut être utile face à une équipe des Pays-Bas qui sera contrainte de faire le jeu. Néanmoins, les chances sembles minces et une nouvelle qualification relever du miracle.

 

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